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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:49

                                                          

                                       

 

En 1940, j'avais 18 ans.

J'avais été élevé dans le respect des valeurs républicaines et patriotiques par un père qui avait fait la guerre mondiale de 14/18, et qui avait connu les tranchées. Le catéchisme m'avait été enseigné par l'abbé de Broissia qui était un saint homme d'une valeur extraordinaire, et j'avais bénéficié a l'école primaire de l'enseignement d'un maître, Monsieur Noirot, tout aussi extraordinaire, laïque et patriote qui a amené à la réussite une classe de 35 élèves, qui à dix ans,  possédaient parfaitement toutes les connaissances de base.

Grâce à mes mentors, j'avais une certaine idée de la France.

Cette éducation, et mon tempérament, ont fait que j'ai réalisé mon premier acte de résistance dès 1940 par la constitution d'un dépôt d'armes qui a eu son utilité par la suite. Je n'ai pas l'intention de vous raconter aujourd'hui mes campagnes dans la Résistance et dans la Première Armée qui ont duré sept ans, mais de vous parler du climat pendant l'occupation.

Vous avez tous lu des récits concernant cette époque.

Vous savez que les résistants, clandestins par définition, circulaient avec des faux papiers, que souvent, comme moi, ils s'étaient confectionnés eux-mêmes. Avec ces papiers il nous était possible de circuler et de tromper les contrôles des patrouilles allemandes généralement superficiels. Ces papiers n'auraient pas résisté à des contrôles plus sérieux.

Il y avait un autre danger plus grave qui était la possibilité d'être dénoncé par ceux qu'on appelait les "collabos'.

Le nombre des résistants ne dépassait pas 1% de la population alors que les collabos étaient trente fois plus nombreux. Ils n'hésitaient pas à dénoncer les résistants à la police allemande et à les arrêter eux-mêmes quand ils étaient miliciens avec les conséquences que l'on connaît.

Il était donc impossible de côtoyer ou de traverser des milieux collabos sans ressentir un sentiment de malaise et d'insécurité.

Toute proportion gardée, il existe des milieux qui prétendent bizarrement se référer du Général de Gaulle, qu'un résistant qui a conservé ses valeurs ne peut pas traverser sans ressentir une sensation de même nature qui se traduit par un malaise malsain. Pourquoi?

 

 

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