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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 18:50

                                                 

                                                           Un doublon onéreux

 

Dans la République du centre du Vendredi 16 Janvier, je découvre un article intitulé" La CCM crée son propre service technique".

Je lis que cinq personnes ont été engagées et j'avais lu d'autre part qu'un directeur financier avait été engagé. J'ai lu aussi par ailleurs que la CCM prévoyait un déficit de 450.000 euros et qu'elle se proposait de lever un nouvel impôt.

Il faut savoir que les travaux qui sont confiés à la CCM ne sont que des transferts d'activités assurées par les communes qui disposent pour les effectuer des personnels et des lignes de crédits budgétées et couvertes par les impôts actuels régulièrement actualisés.

Ces personnels et ces crédits sont toujours en place et il suffisait de les transférer sans qu'il soit nécessaire de créer une charge supplémentaire pour les citoyens contribuables.

D'autre part la gestion financière était assurée par un adjoint rétribué.

Il est donc logique qu'un élu de la CCM assure le travail lui-même  sans créer un nouveau poste et un nouveau salaire.

Le service que doit rendre la CCM est assuré depuis des siècles par les Maires et les services municipaux, la CCM peut donc fonctionner comme une simple conférence des Maires, sans qu'il soit nécessaire de la doter de services qui font double emploi ni des budgets correspondants. Ou, alors il faut supprimer les services municipaux et retirer du budget des communes les crédits votés qui couvrent les salaires et les fournitures. En aucun cas les impôts ne doivent subir une augmentation, mais bien au contraire ils doivent être diminués puisque le but à atteindre est une amélioration qualitative et quantitative  des services. Si cet objectif n'était pas atteint cela signifierait que la CCM est une mauvaise idée, une vue de l'esprit onéreuse et qu'il faut d'urgence revoir sa définition et peut être son existence.

De même son intention de lever un impôt nouveau attaché à la taxe sur le foncier bâti et sur la taxe d'habitation est injustifiée puisque les lignes budgétaires sont déja présentes dans les budjets des communes.

C'est par ailleurs oublier la crise et ne pas tenir compte des difficultés des ménages et du nombre croissant des ouvriers pauvres !

Puisque nous sommes engagés dans la logique des strates pourquoi ne pas créer un Conseil Cantonal avec une assemblée de Conseillers rétribués qui créerait ses propres services et lèverait ses impôts ? Pourquoi ne pas faire élire des délégués de quartiers rétribués à qui on donnerait des moyens matériels ? Etc.…

Je note au passage, qu'avant cette nouvelle organisation la charge en travail des Services Techniques de la ville de Malesherbes était de l'ordre de 40%. Or depuis la mutation de certaines tâches en direction de la CCM, trois employés n'ont plus de travail qui leur soit affecté. Mais les crédits correspondants  sont toujours budgétés.

En ma qualité d'ingénieur M.T.M., je veux bien gratuitement prodiguer quelques conseils, mais je n'ai pas l'impression que cette proposition gracieuse serait reçue avec empressement.

  

 

 

 

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 14:09

 

1°) (Le sujet sérieux)

Mercredi 14 janvier 10 heures… Je regarde une émission sur LCI qui reçoit Michel Creton. Il se bat depuis trente ans pour l'assistance aux handicapés, leur prise en charge à vie par la société, pour leur insertion, leur éducation et leurs problèmes matériels ainsi que ceux des parents. C'est une noble tâche, parfois mal comprise, ou mal soutenue par des responsables égoïstes qui préfèrent ne pas voir et ne pas savoir.

Bien que non politique, mais grand citoyen,  il a réussi à faire voter un amendement par l'ensemble du Parlement, mais cet amendement rencontre des difficultés dans son application et les handicapés sont obligés d'émigrer en Belgique pour trouver les structures d'accueil indispensables. Cette situation est inadmissible et nous devons tous nous mobiliser pour qu'il y soit porté remède.

Mais c'est tout un état d'esprit qu'il faut changer en commençant par les plus bas niveaux.

 

2°) (Le sujet humoristique)

Voici un exemple local qui est dans le même esprit.

Monsieur Christian Roisneau, handicapé, a demandé qu'une place de stationnement soit réservée pour tous les handicapés rue du Capitaine Lelièvre.

Sans le savoir et sans concertation, André Fréquelin  a formé une demande pour que la porte d'entrée de la Poste soit mise aux normes règlementaires car elle est infranchissable pour les handicapés et malaisée pour les autres et dans la foulée il a demandé que deux places de stationnement soient créées à proximité de cette entrée.

Pour le moment il n'y a aucune suite et aucune réponse.

Un jour le Maire m'a dit qu'il n'avait que deux problèmes à Malesherbes : Christian Roisneau et André Fréquelin, c'est-à-dire un handicapé et un résistant. Ces deux catégories de personnes, dans l'esprit du Maire, sont donc de même nature (Je l'avais remarqué) et les seuls problèmes dans son environnement politique !!!

Je pense que les Malesherbois, moi y compris, seront d'accord pour que ces deux personnages, porteurs de problèmes, soient interdits de séjour pour que Monsieur le Maire n'ait plus de préoccupations et que les Malesherbois dorment heureux et tranquilles dans le meilleur des mondes idylliques avec un Maire nageant dans la béatitude….

 

 

 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 22:39

 

Dans l'organisation décentralisée de notre société, les strates prolifèrent et chacun de ces strates pour affirmer son utilité, son importance et son impérieuse nécessité vote la création d'un nouvel impôt, sans avoir oublié au préalable de voter des salaires pour ses membres et de régulièrement  les augmenter. Je voudrais savoir pourquoi il arrive de constater qu'avant sa création les services fonctionnaient sans impôt nouveau, et qu'après rien ne va plus ?

Je prends un exemple : La CCM a été créée très récemment et il paraît que le déneigement des écoles fait partie de ses attributions (Je ne sais pas si mon information est exacte.) Mais quand la Mairie en était chargée il était à peu près correct. Cette année il a été inexistant. Pourquoi ?

D'autre part je viens de lire dans la presse qu'un déficit de 450.000 euros est prévu par la CCM, et qu'une nouvelle taxe est à l'étude. Elle sera prélevée en augmentation sur les impôts locaux des ménages.

Nos édiles n'ont pas dû être informés que nous sommes entrés dans une crise majeure, que dans notre ville il y a beaucoup de travailleurs pauvres, que le commerce est en désespérance, que les quelques économies en vue des mauvais jours vont fondre comme neige au soleil et que leur devoir était dans cette période de catastrophe mondiale de réduire leurs prélèvements pour aider à franchir les mauvais jours. (Prenez exemple sur Obama qui réduit de 1000 dollars les impôts des ménages américains).

Mesdames et Messieurs, je vous en prie, revoyez votre copie. Je sais et nous savons tous que des économies sont possibles. Il suffit de les vouloir et d'avoir un minimum de connaissances dans l'organisation et la gestion.

 

 

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 16:08

 

La naissance de son enfant sans père a beaucoup fait parler, et a engendré des kilomètres de papier imprimé. Le sujet n'est pas prêt d'être abandonné, mais il est relancé parce qu' elle a repris son poste cinq jours après la naissance de sa fille.

J'ai entendu les commentaires " Elle a le droit…Elle n'a pas le droit…Elle devrait être auprès de sa fille…Son devoir est d'assurer ses obligations gouvernementales…C'est un mauvais exemple…C'est un bon exemple…Son enfant en subira des conséquences psychologiques plus tard…Son enfant a besoin de la présence de ses deux parents…C'est choquant…Ce n'est pas choquant…Cela cause un précédent fâcheux…Elle ne peut rien faire comme tout le monde…etc."

Alors moi je dis à tous ces commentateurs et commentatrices de lui foutre la paix, c'est une femme libre comme le sont maintenant les femmes, sa situation très particulière complique suffisamment l'évènement sans qu'ils en rajoutent.

Quand je pense que cette frêle petite femme a entrepris de moderniser avec juste raison cette forteresse qu'est l'administration judiciaire, véritable état dans l'état, avec ses lenteurs, son coût, ses nombreuses incompétences, ses erreurs aux lourdes conséquences, son monde fermé, l'orgueil altier de ses prérogatives, je dis avec force qu'il faut la soutenir fermement et que le père de son enfant s'il ne peut pas être présent physiquement doit l'être moralement.

Si elle ne réussit pas dans la tâche qu'elle s'est assignée, personne ne le fera plus jamais et nous aurons éternellement une justice bancale dont on est jamais sûr que les jugements n'ont pas été altérés par des interventions extérieures.

(Voir l'article : Justice, Démocratie et Equité)

 

 

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 15:50

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J'ai cru entendre dans les informations qu'il était question de supprimer les juges d'instruction au profit du parquet dans l'introduction des affaires à juger.

Si la nouvelle est exacte une des garanties de la démocratie est en danger, la justice deviendra partisane. Ce qui veut dire que l'équité ne sera plus qu'un vain mot.

La politique est déjà présente dans l'introduction des affaires car des personnages influents ont la possibilité confidentielle de faire écarter celles qui les gênent.

J'en ai vécu un exemple flagrant:

J'ai été la victime d'une extrêmement grave diffamation de la part d'un individu qui était d'autre part délégué du Front National à Malesherbes.

J'ai déposé une plainte auprès du procureur de la République, effectué le dépôt de la somme légale au greffe et ma plainte a été régulièrement enregistrée. Je savais que cet individu était protégé par un personnage très introduit dans les milieux politiques et qui jouissait d'autre part de pouvoir obscurs, mais certain de mon bon droit et de la gravité des propos publiés par le coupable de cette ignominie j'étais absolument confiant dans l'issue d'un jugement qui ne pouvait être rendu qu'en ma faveur. J'ai engagé un avocat à qui je pensais pouvoir faire confiance car je connaissais ses parents de longue date.

Je sais que la justice est lente en France, mais après six mois, n'ayant aucune nouvelle, j'ai téléphoné au greffe du tribunal pour obtenir des informations. Il m'a été répondu que mon affaire était toujours au même point parce que le procureur avait confié le dossier à un juge d'instruction qui était muté. J'ai demandé que diligence soit faite. J'ai d'autre part récusé mon avocat qui ne pouvais pas ne pas être au courant, mais était peut-être sous influence, et j'ai de nouveau attendu. J'ai alerté plusieurs fois le greffe sans résultat.

Quand une année a été écoulée, j'ai reçu un courrier du greffe m'annonçant que mon affaire était forclose, le délai étant dépassé et qu'aucun autre juge d'instruction n'avait été nommé.

Je n'ai reçu aucune autre explication et pas d'excuses. J'ai retiré la somme importante que j'avais déposée en consignation et je suis passé à autre chose.

C'est une des méthodes employées pour écarter une affaire, mais il y en a d'autres.

Alors ce procès qui n'a jamais eu lieu, dans un avenir proche je vais le refaire moi-même sur mon blog et le coupable étant connu, je démasquerai les influences qui sont intervenues pour créer ce déni de justice. A bon entendeur salut!

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 10:19

 

J'ai pris connaissance dans la presse, avec un certain intérêt de la réforme du commerce proposée par Monsieur Jean Paul Charié.

Brassez, brassez de l'air, il en sortira toujours du vent.

Depuis l'avènement de Monsieur Jean Paul Charié en 1981, à Malesherbes, dans sa circonscription, le commerce a perdu 70% de son activité et de ses implantations. Si ses solutions miracles avaient une telle efficacité pourquoi ne les a-t-il pas, appliquées dans son propre fief ?

Il faut qu'il se dépêche d'agir avant la disparition des quelques survivants.

Mais le zéphyr qui se prend pour aquilon est à peine un souffle d'utopies.

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 08:54

 

Dans les années 1950, je n'habitais pas encore Malesherbes, mais pour la conduite de mes affaires, j'y venais plusieurs fois par an pour visiter une entreprise.

Mon itinéraire habituel partait d'Orléans, traversait Malesherbes pour atteindre Fontainebleau.

Quand j'abordais Malesherbes, dès que j'arrivais sur le carrefour de la Petite Vertu et que je voyais la perspective en pente de la rue de la République qui était à cette époque revêtue de pavés, je ne comprenais pas pourquoi la ville s'était développée sur une pente aussi inclinée alors qu'il y avait à l'entrée un plateau plus propice et en bas un grand espace plat inoccupé.

Quand, en 1970, je me suis installé dans ma propriété actuelle, située à mi-pente, j'ai pu réfléchir tranquillement au problème.

 Dans les temps anciens, la ville était un gros bourg agricole qui était entièrement voué au service de la culture avec des maréchaux ferrants, des bourreliers, des forgerons, des tanneurs, des menuisiers, des maçons, des commerces de fournitures et des cafés auberges…

Il n'était donc pas dans les traditions de construire sur les riches terres arables du plateau, elles étaient sacrées!

Mais alors il restait les espaces plats de part et d'autre des rives de l'Essonne. Comme il n'était pas pratique de franchir la rivière et de couper la ville en deux parties, il restait néanmoins la rive ouest. Quelques tentatives ont été osées, mais elles sont demeurées sans suite pour plusieurs raisons:

-         Cette zone est inondable

-         La couche de terre alluviale est trop meuble, détrempée et glaiseuse

-         Pour trouver une assise de sol dur il est nécessaire de piloter des pieux jusqu'à des profondeurs allant de 20 à 45 mètres.

C'est pourquoi les constructions n'ont pas dépassé la limite extrême qui est la rue des Jardins.

Depuis 1960, en raison des besoins d'expansion des années glorieuses, il a bien fallu sacrifier quelques hectares arables sur le plateau puisque c'était la seule solution et que les rendements agricoles considérablement augmentés compensaient largement la perte de quelques surfaces.

D'autres villes en France n'ont pas eu la même sagesse.

Elles se sont laissées séduire par des agents immobiliers et des promoteurs avides de rendements financiers et elles ont permis la construction sur des sols semblables.

Les nouveaux propriétaires ont au fil du temps vu leurs maisons se dégrader pour finalement devenir inhabitables. Ils avaient ajouté foi aux affirmations des agents immobiliers que les moyens nouveaux et modernes des entreprises de construction avaient résolu tous les problèmes.

On les a vus ruinés et éplorés à la Télévision continuer de vivre dans leurs maisons de guingois et lézardées parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, ne disposant d'aucun recours et ne pouvant pas les vendre. 

Alors saluons la grande sagesse de nos anciens, sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres et retenons la leçon : conservons les marais et les peupleraies, la nature préfère cela.

Il y a sur ce blog 117 articles qui démontrent qu'on n'a pas le droit moral et même le droit juridique de délivrer des permis de construire dans ces conditions et que si on en délivre malgré tout le maire n'a pas le droit moral de les signer contre l'avis général de la population et l'impératif de la raison. 

 

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 19:53

                                                               Marasme

 

Je viens d'apprendre que trois boutiques fermaient encore dans le centre ville.

C'est la dégradation commerciale qui s'accélère.

Elle est la conséquence  des nouvelles habitudes qui ont été acquises par la clientèle partout dans le monde grâce à la puissance attractive des grandes surfaces. A Malesherbes, seules dans le petit commerce de bouche, quelques boutiques  où se font des achats complémentaires d'appoints survivent.

Les commerces de chaussures ont totalement disparu et les boutiques de mode poursuivent une petite activité grâce à l'habilité et à l'art des commerçants qui ont le flair pour bien choisir des modèles dans le vent qu'ils distribuent presque à l'unité pour satisfaire leur clientèle qui ne désire pas voir le vêtement qu'elle porte circuler en de nombreux exemplaires dans les rues de la ville.

La diminution de la circulation piétonne dans le centre de la ville porte évidemment préjudice aux commerces de convivialité que sont les cafés où on peut trouver un peu de chaleur humaine et échanger quelques propos distrayants. Ils souffrent en outre des menées de quelques écolos agressifs et pisse froid de plus en plus inquisitoires qui se polarisent sur des détails qui finalement masquent l'essentiel.

Le centre présente maintenant un décor d'installations administratives : Banques, Assurances, Intérims, Agences etc. avec la froideur de leurs vitrines.

Seuls trois commerces artisanaux d'équipement semblent avoir une certaine activité.

Pourtant des efforts ont été tentés.

Mais ces efforts ont été vains parce qu'ils ont présenté des défauts de conception et de réalisation. En conséquence l'argent des contribuables a été dépensé en pure perte.

Je pense en particulier à la rue piétonne qui était en soi une bonne idée que je partageais.

Le revêtement de la chaussée par des pavés partait de l'idée de créer une rue originale et rustique qui donnerait une ambiance moyenâgeuse dans un contexte  de ville historique.

Mais les pavés qui ont été choisis ont un relief chaotique incompatible avec les chevilles et les pieds. Il n'est pas besoin d'être un grand architecte pour comprendre qu'une rue sur laquelle on marche mal  ne peut pas être appréciée des piétons. Alors elle sert à quoi ? C'est un non sens !

Mais en outre la chaussée n'est pas suffisante en elle-même pour créer l'ambiance recherchée. Il fallait compléter le décor en rénovant les façades à l'ancienne, solliciter l'ouverture de quelques boutiques d'arts et d'artisanats anciens qui attireraient les chalands dans une rue traitée en style rétro. En bref, il fallait être assez imaginatif pour créer une ambiance véritablement attractive et qui donne envie.

Qui corrigera ces erreurs? Qui relancera l'activité ?

Je n'ose pas répondre : personne, parce que je souhaiterais me tromper.

 

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 19:42

                                              La révolution des Anes

                                                         ( Fable )

 

Il y a plusieurs siècles, dans une province retirée, montagneuse et mythique, il y avait un voiturier qui était chargé du transport des personnes et des marchandises entre plusieurs bourgades et quelques demeures isolées. Il avait estimé qu'en fonction des moyens de communication et du profil du paysage, il convenait d'utiliser des ânes. Ils tireraient des petites carrioles où seraient bâtés. Il a donc créé un élevage d'ânes et dès qu'ils étaient en âge d'être dressés il les attelait à une petite carriole et un cocher appointé les conduisait sur l'itinéraire d'une tournée en fonction de leurs capacités et de leur endurance. Le parcours était divisé en six étapes 6-5-4-3-2-1. Quand ils avaient avec l'âge acquis une certaine expérience du travail à effectuer et du terrain à parcourir ils étaient bâtés et empruntaient en caravane un circuit plus accidenté dont certains passages mal pavés retardaient leur progression. Notre voiturier, soucieux du bien être des ses ongulés et de leur mûrissement intellectuel étudia sur maquette,  pour améliorer l'étape numéro deux, une déviation plus aisée, qui traversait un site plus agréable en apportant un enrichissement intellectuel par l'observation de la nature.

Mais il y avait un âne plus âgé, sous l'influence d'un ancien cocher, qui avait toujours rêvé d'être le chef, parce qu'il prétendait mieux savoir, qui a persuadé les jeunes ongulés que ce nouveau parcours était envisagé contre leur bien-être. Les jeunes ânes ont alors forcé les grillages de leurs enclos, se sont répandus dans les rues du bourg, puis sont allés braire bruyamment de fureur sous les fenêtres du voiturier qui a différé son projet. Et depuis, ils peinent et perdent du temps sans aucun profit sur l'étape numéro deux.

Moralité: Ce n'est pas à l'âne de faire l'éducation de l'ânier.    

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 10:12

 

Le bassin d'emploi de Malesherbes

 

Profitant de sa situation centrale sur le territoire national, de sa liaison directe avec la capitale par le rail et de sa position sur un nœud d'axes routiers, Malesherbes a réussi, il y a environ trente ans, une industrialisation brillante. Il y avait à l'époque un maire conscient de sa mission, déterminé et tenace, qui n'a pas ménagé ses efforts. La population comptait entre quatre et cinq mille habitants, elle en compte maintenant près de sept mille.

Malesherbes a prospéré jusqu'à ce que le Contrat de Pays  soit créé par Paul Masson et Jean-Paul Charié et déclare dans son premier Livre Blanc que l'industrie à Malesherbes présentait peu d'intérêt et devait être délocalisée au profit de Pithiviers. A la suite de cette volonté affirmée nous avons pu constater que depuis cette date l'industrie à Malesherbes s'est érodée.

Les Municipalités successives, parfois abouliques ou bizarrement inconscientes sur certains sujets, se sont laisser marginaliser dans le Contrat de Pays et nous allons en payer les conséquences.

Bloquées par le pouvoir politique de la circonscription et par voie de conséquence freinées par le pouvoir administratif elle n'ont pas su, ou pu, ou voulu s'engager dans un combat difficile contre cette politique égoïste de spoliation et de régression et faute de pouvoir pousser la croissance elles constatent avec regret et stupéfaction la décroissance.

Si la population a la volonté de réagir elle doit exiger une défense active du bassin d'emplois, la diversification des activités et la nomination par le Maire d'un adjoint qualifié et volontariste chargé à plein temps de cette tâche prioritaire. 

 Nous entrons dans la crise avec un bassin d'emplois affaibli au préalable et déjà en régression ce qui suppose que nous aurons plus d'efforts à fournir que d'autres pour en sortir. Alors, merci au Contrat de Pays et à ses deux promoteurs.

Si vous croyez que mes propos sont sans fondement, prenez connaissance du premier livre blanc du Contrat de Pays. Si vous ne le trouvez pas sachez que quand il est sorti, à la création de cet organisme, j'ai rédigé un long article paru dans le Courrier du Loiret avec de larges extraits. Vous pouvez consulter l'article au journal et peut-être en obtenir une photocopie.

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