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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 14:11

J'ai écouté avec intérêt, hier soir, le discours du président.

Les commentateurs que j'ai entendus en attendant de les lire n'ont pas parlé d'une de ses intentions que je considère très importante parce qu'elle peut tout changer si elle est mise en œuvre: Il a annoncé une réforme fiscale qui consisterait à réduire les taux de l'impôt en augmentant l'assiette. A ce sujet il est bon de relire un article que j'ai publié il y a déjà quatre ans:

Le salaire est sacré

Le Travail a un caractère emblématique. Il élève l’homme, nourrit la famille et crée la richesse collective.
Par voie de conséquence le salaire est sacré. Sacré mais pas inviolable.
Le salaire net perçu par le salarié ne représente en gros que la moitié du coût salarial. Le travail est taxé autant que le salarié reçoit.
Les conséquences sont multiples : la minoration du pouvoir d’achat, le coût exagéré des stocks, le manque de fluidité des trésoreries, un gonflement des prix de revient et un impact sur les prix des produits.
Partie constitutive importante du prix de revient les prélèvements se retrouvent dans les prix de vente. En faisant ses achats le salarié les paye une seconde fois augmentés de la TVA qui devient une TAP, taxe ajoutée au prélèvement. Le salarié paie donc une seconde fois l’impôt sur son propre impôt.
Comprenez- vous pourquoi le système fiscal français est le plus cher du monde ? Et le coût de la vie le plus élevé.  La solution que la raison exige est de détaxer totalement le salaire et d’opérer le prélèvement au niveau des ventes selon le mécanisme de la TVA quand la valeur est constituée.
Il s’ensuivrait par l’accroissement de l’assiette une baisse des produits et des services, une amélioration du pouvoir d’achat, une relance de l’économie, un abaissement du coût des stocks, une facilitation de l’embauche et une régression du chômage. A cela s’ajoute la diminution du coût de recouvrement de l’impôt.
Je sais bien que cette idée sera difficilement admise par la routine administrative et le conservatisme bien que nous ayons sept millions de pauvres.
Mais si par hasard j’avais raison ?
Notons pour finir que l’impôt à la source est non seulement une hérésie mais encore un non sens car si on capte l’eau à la source la rivière se tarit et les poissons meurent.

Cet article n'a rien perdu de son actualité et de son intérêt, je l'avais en son temps adressé au Conseil économique et social et même à la Présidence de la République. C'est la genèse de l'idée de la TVA sociale. Je n'ai pas la fatuité de croire qu'il ait eu une quelconque influence mais je le soumets à votre réflexion.

 

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 14:12

Ou la nécessaire détaxation des salaires et des moyens de production

 

L'industrie automobile française vient de battre un record des ventes qui tenait depuis 2001 avec 2 millions 200 mille véhicules vendus soit plus 11,9% par rapport à l'année dernière.

Mais dans ses usines l'emploi est en régression. Comprenez vous pourquoi?

 

Parce que les véhicules sont fabriqués en grande partie dans des pays à bas coûts salariaux. Nous remportons donc des victoires à la PYRRHUS, plus nous vendons des produits et plus nous perdons des emplois, plus le chômage s'accroît.

 

Le gouvernement qui commence à comprendre qu'il faut détaxer les salaires et les moyens de production vient de supprimer la taxe professionnelle, mais il faut poursuivre par la modernisation de nos conceptions fiscales.

Je répète ma formule, réfléchie il y a dix ans déjà, qui est à la base d'une nouvelle conception économique:

"Si on prélève l'eau à la source, la rivière se tarit et les poissons meurent"

C'est le départ d'une organisation moderne de notre économie qui passe par des modifications notoires de notre fiscalité et la dépénalisation du travail et des moyens de production,dont la taxe professionnelle. 

Elle ne doit plus freiner le travail et la production par des prélèvements à la source mais trouver ses ressources en  transférant ses prélèvements nécessaires sur les richesses collectives réalisées.

J'ai préconisé la création de la C.A.S.G. (Cotisation aux Assurances Sociales Généralisée) qui, après la libération des salaires, opérerait les prélèvements sur les ventes quand les richesses produites seraient concrétisées, l'assiette étant beaucoup plus large le pourcentage de la taxe unique serait diminué dans les mêmes proportions.

Cette C.A.S.G. serait déduite des exportations mais appliquée aux importations.

Nos industriels ne trouveraient de ce fait aucun intérêt à faire fabriquer à l'étranger et l'emploi resterait en France.

Depuis près de trois ans je défends cette idée sur mon blog, et depuis bien plus longtemps dans la presse. Quand tout le monde aura compris ce qu'on peut en attendre pour une large amélioration du pouvoir d'achat et de l'emploi j'aurai atteint mon but et je serai le plus heureux des hommes, je n'en demande pas plus.

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 16:12

Après une série d'articles sur le Courrier du Loiret depuis plusieurs années, j'ai ouvert le blog Malesherbes-Union  le 14 Février 2007 avec l'article"Le salaire est sacré".

Quarante articles sur ce blog ont suivi traitant de la" Détaxation des salaires"

Il me semble intéressant d'ouvrir un débat sur "economia".

Continuons ensemble de faire prospérer cette idée qui devrait accroître le pouvoir d'achat, l'activité économique, l'emploi et les exportations.

Je vous le demande, participez au débat, c'est tous ensemble que nous ferons avancer le dynamisme de notre économie.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:23

Article"Supprimer la taxe professionnelle" du 24 11 09

Commentaires 1 et 2

Mesdames,

Je vous remercie de m'avoir fait l'honneur de vos commentaires et je vous en remercie.

Je viens d'employer trois fois le pronom personnel"je".

Ce n'est pas, parce que je cultive une prédilection particulière pour mon ego, (contrairement à ce que vous semblez penser) mais parce que j'expose mes idées sur mon blog après avoir approfondi mes réflexions et que je prends l'entière responsabilité de ce que j'écris.

Que voilà beaucoup de Je écrits volontairement!

Que les initiatives prises depuis plus de dix ans pour faire prospérer le résultat de mes réflexions sur les moyens de développer l'activité économique et améliorer le pouvoir d'achat simplement en modifiant les points d'application de la pression fiscale sans en amputer le montant ne sont pas faciles à faire comprendre et adopter. Elles se heurtent à des oppositions causées par les habitudes et les traditions et surtout les incompréhensions. Après avoir rédigé en 8 années des dizaines  d'articles dans la presse, j'ai créé mon blog le 14 Février 2007 et je l'ai ouvert avec l'Article" Le salaire est sacré" qui illustrait ma théorie basée sur la métaphore suivante: "Si on prélève l'eau à la source la rivière se tarit et les poissons meurent". Vous ne me contesterez pas, je l'espère, cette image?

Cet article a été suivi par 39 autres que vous trouverez dans la catégorie" Détaxation des Salaires" parallèlement à ceux qui sont parus sur le Courrier du Loiret.

J'ai reçu des félicitations et des encouragements pour poursuivre, de la part de personnes éminentes, auxquelles vous faites allusion, dont une encore hier. Cela me conforte et me donne du courage pour poursuivre une tâche dont je ne retire aucun bénéfice personnel et qui n'a que le but de servir.

Alors, je vous le demande, faites une lecture impartiale des 40 articles de mon blog et analysez l'idée directrice et les solutions proposées en oubliant celui qui les a écrites.

Veuillez agréer, Mesdames, toute ma bonne considération.

 

PS. Il y a dix ans que j'ai annoncé à mon entourage que l'initialité de cette théorie économique me serait contestée, il peut en témoigner. Je redis que ce n'est pas grave, que c'est très français,  qu'il n'y a que le résultat qui compte et que je n'en retire aucun profit personnel.

Faire vivre une idée est une tâche comparable au mythe de Sisyphe 

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:29

                             Détaxer les Salaires c'est mieux!

 (article paru dans le Courrier du loiret du 09.12.09) 

J'ai publié depuis plusieurs années des articles sur le Courrier du Loiret et plus de 30 sur mon blog afin de démontrer qu'il fallait détaxer les salaires et les moyens de production pour activer l'économie, renforcer l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat.

Ma thèse de départ est que le travail est le seul créateur de la richesse collective (avec les moyens de production) il faut donc les libérer pour qu'il puissent s'exprimer pleinement et donc les détaxer. Pour retrouver les financements collectifs il faut appliquer les taxes quand les richesses sont constituées et se transforment en devises. Ce qui est traduit en langage clair par TVA sociale. Cette taxe sera très inférieure aux 20% prélevés sur le salaire brut et le pouvoir d'achat sera considérablement augmenté.

Il en est de même avec la taxe professionnelle, dont la suppression abaissera le coût de production, ce qui se répercutera sur le prix de revient des produits.

Pour illustrer ma thèse j'ai employé l'image suivante:

"Si on prélève l'eau à la source, la rivière se tarit et les poissons meurent."

Quand j'ai émis mon idée j'ai tablé sur l'effet papillon: "un vol de papillon au large des côtes du Japon peut engendrer une tornade au large des Etats-Unis". J'ai pu constater qu'il avait fonctionné car j'ai retrouvé mes formules dans le rapport Attali, et je viens d'entendre Christophe Barbier , sur LCI, reprendre le raisonnement.

Je dis donc bravo à la suppression de la Taxe professionnelle mais elle doit être accompagnée de la suppression des taxes sur les salaires.

Je suis très fier d'avoir lancé cette idée parce qu'elle créera une rénovation de l'économie et améliorera le sort des gens. Mon premier article paru sur le Courrier du Loiret sur le sujet, il y a plusieurs années, s'intitulait" Le Salaire est Sacré"  et il a été affiché dans une usine de Malesherbes, c'est tout un symbole!

Bien sur, on me le contestera, selon l'habitude, mais cela n'a pas d'importance, il n'y a que le résultat qui compte!  

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 14:26

 

                                                                      Lettre explicative à un ami

 

Cher ami,

Je vous remercie de votre courriel.

Quand Jacques Dauer a créé l'Académie du Gaullisme, j'étais parmi la dizaine des membres fondateurs qui tous réfléchissaient aux problèmes de société auxquels je me suis toujours intéressé par goût personnel d'une part et d'autre part parce que j'ai créé ma première entreprise en 1950 et que j'ai été dès cet instant confronté aux problèmes pratiques. Délégué à la Chambre de Commerce j'avais déjà participé à un petit groupe d'études sociales, mais cette antériorité n'a aucune importance parce que sans effets pratiques.

Par goût personnel, puis confronté à l'étude des prix de revient et à la gestion des salaires mes connaissances théoriques m'ont poussé à faire une analyse globale et je suis parti du principe fort suivant avant d'échafauder ma solution :

"C'est le travail qui crée la richesse collective, il doit donc être libéré de tout ce qui le freine ou l'entrave"

J'en ai tiré la conséquence logique " Il faut détaxer le travail et se financer en prélevant sur les richesses qu'il produit"

Il en est résulté ce que j'ai proposé la " Cotisation aux Assurances Sociales Généralisée (C.A.S.G.) dite ensuite T.V.A. sociale (pour faciliter le langage de la vulgarisation) dont la création induisait la détaxation totale des salaires avec pour conséquence l'augmentation pérenne du pouvoir d'achat, l'accroissement des exportations et le plein emploi.

En 2006, j'ai pensé que l'approche des élections présidentielles qui se feraient sous la bannière des Réformes serait propice pour accrocher l'idée et la faire adopter, c'est alors que j'ai commencé de publier des articles dont certains sur le Courrier du Loiret, notre journal local que vous auriez  pu lire et qui existent encore en archives. (J'en avais posté deux à votre adresse qui m'avait été communiquée par Jacques Dauer et un autre vient encore de paraître ce jeudi 21.05.09).

J'ai eu immédiatement des retours favorables.

Puis j'ai fait afficher des textes sur la Détaxation des Salaires dans les panneaux d'affichage des entreprises. Et j'ai eu là encore des retours favorables.

Et c'est à ce moment là que l'Effet Papillon a fonctionné comme une traînée de poudre et que tout a démarré.

Entre temps j'avais créé mon blog (en Février 2007) qui est surtout destiné à un usage local mais qui entretient la flamme.

Dès le début, j'avais fait des communications au Conseil Economique et Social dont le Président était Jean Mattéoli (maintenant décédé) qui était d'abord un ami d'enfance, puis un de mes compagnons dans la Résistance.

C'est bien que nous soyons nombreux pour défendre et propager l'idée de cette réforme parce qu'elle doit aboutir pour relancer l'économie, le pouvoir d'achat et le plein emploi.

Très cordialement

 
P.S. Après les articles parus sur le Courrier du Loiret en 2006 il y a eu 26 articles édités sur mon blog traitant du sujet.
 

 

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 19:52

                                      

                                            A la recherche du progrès perdu

 

Dis Monsieur, le progrès économique, c'est quoi ?

Mon enfant, c'est l'accroissement de la richesse collective.

Dis Monsieur, la richesse collective, c'est quoi ?

Mon enfant, c'est l'amélioration permanente des moyens d'obtenir ce qui est nécessaire et même ce qui semble superflu pour la vie des familles et de tous les gens en général.

Dis Monsieur, comment on fait pour accroître les moyens de production ?

Mon enfant, C'est par le travail, qui crée les outils de production et les met en œuvre.

Dis Monsieur, Comment obtient-on les moyens de production ?

Mon enfant, C'est par le travail conduit par l'intelligence.

Dis Monsieur, Comment alors obtenir le progrès économique ?

Mon enfant, En permettant au travail de s'exprimer dans l'ordre, guidé par l'intelligence et sans entraves.

Dis Monsieur, C'est quoi les entraves ?

Mon enfant, Il y en a beaucoup mais la plus forte est la taxation du travail qui le rend trop cher et le tue ou l'exile 

Dis Monsieur, Un pays, un état, a besoin de ressources financières, où doit-il les prendre ?

Mon enfant, Sur la richesse produite mais pas sur le travail qui la produit. Là est le frein principal et rappelle toi cette image qui dit tout :

Si on prélève l'eau de la rivière à la source, la rivière se tarit, et les poissons souffrent et meurent.

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:28

Qui est responsable?

 

Je vous réponds tout de go: Le gouvernement!

Ou plus précisément les gouvernements successifs!

Ou plus précisément encore la fiscalité obsolète appliquée par les gouvernements successifs.

L'erreur fondamentale, la faute perpétuée (plus bête que la gabelle) est l'absurdité de la taxation du travail mal analysée dans ses conséquences parce qu'on a oublié que c'est le travail qui crée la richesse collective.

Le président s'est fait élire sur la promesse de faire des réformes. Pour le moment les timides réformes à  peine commencées ne sont que de la petite cuisine à l'intérieur des ministères et des administrations, mais les réformes fondamentales qui amélioreraient le sort de la nation ne sont pas encore évoquées.

J'ai communiqué un résumé au Conseil Economique et Social et j'en ai retrouvé quelques échos dans certains articles.

 Résumons nous: La part du travailleur sur la valeur de son travail avant son entrée dans le prix de revient du produit est de moins de 50%, les 50% restants sont des taxes diverses, et c'est autant qui n'entre pas immédiatement dans l'économie active, sauf pour partie sous forme d'allocations pour ceux qui y ont droit et d'une manière différée. La véritable valeur du travail ne revient donc pas au travailleur directement et ce qui lui revient ultérieurement, éventuellement, est tronqué.

Cela a deux conséquences: le travailleur est mal rémunéré et le coût du travail est trop cher, ce qui ne permet pas aux entreprises d'augmenter les rémunérations.

Le coût du travail étant trop cher, les entreprises dans les secteurs concurrentiels vendent moins, les carnets de commande se vident, les carnets de travail aussi et à ce stade les entreprises ont un nombre restreint de solutions: ou elles déposent le bilan et ferment les usines, ou elles se vendent à un concurrent qui dispose d'un meilleur site et qui finalement délocalise, ou elles licencient en partie ce qui leur permet de tenir encore quelque temps, ou elles se délocalisent directement avec un plan social qui ne donne satisfaction à personne.

Cette apocalypse est la conséquence d'une fiscalité du travail mal conçue qui pousse des patrons à la faillite, des ouvriers insuffisamment payés vers le chômage, et l'état vers un déficit en accroissement constant.

Le fondement de ma thèse est le suivant

"C'est le travail qui crée la Richesse. Exemple: Une matière première là où elle est elle ne vaut rien. Le travail la détecte, l'extrait, la nettoie, la transporte, la raffine, la transforme  C'est à ce moment là qu'elle atteint sa valeur finale et que le commerce s'en empare et la distribue sous sa forme finie."

On doit mettre des règles à l'exercice du travail, mais pas des contraintes qu'elles soient matérielles, fiscales ou financières; il faut au contraire le dégager du poids des entraves inutiles puisque c'est lui qui crée notre richesse nationale et mieux il peut s'exprimer et plus nous sommes riches.

La solution est donc de supprimer par étape toutes les taxes qui grèvent le travail et de les récupérer quand a été produit quelque chose de concret, de fini qui est devenu une richesse négociable. Cela existe déjà et cela s'appelle la TVA. Il faut donc appliquer à la place des taxes prélevées sur le travail une solution comparable à la TVA qui déboucherait finalement sur un accroissement du pouvoir d'achat et même une baisse des prix par l'allègement des prix de revient et l'extension de l'assiette. 

La première étape serait de supprimer les 20% prélevés directement sur la feuille de paye, de les laisser au bénéfice du salarié et les remplacer par une taxe de 2% sur le chiffre d'affaires selon le principe de la TVA.

Calculez vous-mêmes le gain du pouvoir d'achat qui activerait la relance.

Le complément des taxes payées par l'entreprise serait ensuite remplacé par un pourcentage sur le chiffre d'affaires qui serait, en raison du fort accroissement de l'assiette de l'impôt, très inférieur aux taxes actuelles et finalement le prix final des produits devrait diminuer au niveau des consommateurs et la consommation globale augmenter d’où un accroissement des emplois offerts.

Je suis conscient que le processus d'introduction de cette nouvelle philosophie de l'impôt doit être affinée mais je suis persuadé de son efficacité finale sur la relance économique, la fluidité des échanges et le plein emploi.

Je sais que cette thèse sera fortement discutée, mais si par hasard j'avais raison?

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 14:31

 

Quand un salarié a effectué un travail qui a une valeur de 1800 euros il perçoit 1000 euros nets, la différence finance la couverture sociale. Notons que ces 800 euros sont répercutés dans le prix de vente des produits qui subit en outre la TVA de 20% ce qui revient à dire que ces 800 euros deviennent 960, autrement dit la part de l'ouvrier sur la valeur de son travail n'est plus que de 840 euros.

Il peut donc légitimement s'attendre à ce que ses dépenses pour ses frais de santé soient totalement couvertes et que se soigner n'exige aucune dépense supplémentaire. C'était vrai mais cela ne l'est plus.

Pourquoi ?

La première raison vous la connaissez tous : les laboratoires qui produisent les médicaments sont des firmes dont la première motivation n'est pas la compassion et la solidarité  mais de faire du profit. Il s'agit de l'industrie la plus rentable, qui désire l'être toujours plus, et dont la puissance financière lui donne la puissance politique.

Les médecins et les chirurgiens dans leur grande majorité sont restés raisonnables.

Mais ce qui est désagréable c'est que certains praticiens demandent ce qu'ils nomment des suppléments d'honoraires qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. .

C'est d'autant plus anormal que l'usager l'ignore généralement avant d'entrer dans le cabinet de consultation et que sous la pression psychologique causée par son état, et la difficulté d'une recherche d'un meilleur prix, il ne peut que se soumettre et accepter ce qui devient une pression anormale à paiement pour un service dont il ne connaît même pas à l'avance la qualité et qu'après, c'est trop tard. Il y a peu d'assurances complémentaires qui remboursent ces suppléments d'honoraires, elles sont très chères et donc pas à la portée de tout le monde.

Cette cotisation s'ajoute  aux 53% prélevés sur la valeur du travail du salarié.

 Légitimement, le consommateur doit être informé des tarifs pratiqués pour choisir son praticien en connaissance de cause avant d'entrer dans le cabinet car il s'agit d'une transaction commerciale dont le tarif doit être connu clairement. Si cette tarification n'est pas éditée il est urgent de diffuser la liste des praticiens qui n'appliquent pas des suppléments d'honoraires. 

 

 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:56

 

Cette appellation, devenue un terme générique trop général, sert à désigner des personnages si différents, elle attise tant de haines non fondées, elle brouille tellement les choses, elle fausse tellement la vision que l'on a de certaines catégories sociales qu'il est indispensable de les différencier dans le langage courant.

On appelle PATRON un artisan qui emploie deux compagnons, qui travaille avec eux, qui a acheté son atelier et son outillage avec ses économies et qui gagne avec des risques financiers personnels deux ou trois fois le SMIC seulement. Il mérite le titre.

On appelle patron un ancien élève de l'ENA, devenu fonctionnaire, inspecteur des finances qui par ses relations politiques a été placé à la direction d'une entreprise nationale ou du moins importante, sans avoir engagé ses économies personnelles, sans aucun risque financier, avec au contraire un parachute doré et des stocks options .Il ne parcourt les lieux de travail qu'une fois par an entouré d'une escouade de cadres au pas de charge  pour montrer qu'il existe et s'il estime qu'il en a le temps. Or son titre doit être MANAGER ou ADMNISTRATEUR mais en aucun cas ce n'est un patron, c'est généralement un transfuge de l'administration, et il  bénéficie toujours d'un salaire mirobolant dans l'entreprise parfois en difficultés sans risquer aucune sanction financière, au contraire.

On appelle patron avec justesse un entrepreneur, qui connaît le personnel individuellement, qui a engagé tous ses biens  dans son entreprise, qui parfois est obligé pour la faire tourner d'engager tous ses avoirs personnels en garantie d'emprunts, qui risque sa ruine totale si la crise intervient, qui gagne 10 fois le SMIC. Il mérite le respect et le titre de patron.

Mais tous ceux qui détiennent le pouvoir par délégation financière ou nomination d'état, sont des managers, des administrateurs, des gérants, ce que vous voudrez mais ce ne sont pas des patrons.

Or les syndicats englobent ce terme générique pour toutes les catégories sur un ton réprobateur,  (pour user d'un euphémisme), alors que les artisans par exemple, n'ont aucune influence sur la situation globale de l'économie et sont mis dans le même sac.

Il est urgent d'affiner notre vocabulaire.

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