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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:52

Les personnes de valeur ne sont pas tolérées par les imbéciles. C'est pourquoi les arrivistes qui sont parfois des personnes de valeur flattent d'abord les imbéciles.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:15

Parce que nous avons été dotés d'une main, ancêtre des outils, nous avons reçu l'intelligence qui en est le logiciel et le clavier. Devant le clavier est assise la volonté. Derrière elle sont installés les facteurs de la décision parmi lesquels on distingue la raison et les passions. Ils sommeillent, discutent ou se chamaillent. Le résultat de leurs conflits, pesé ou non par le bon sens, actionnera la volonté et son clavier. Parce que la main est un outil apte à utiliser des outils, l'intelligence a conçu des outils, puis l'évolution créatrice aidant, elle a conçu des outils à fabriquer des outils et enfin des outils intelligents et parfois a demi autonomes. Sauf catastrophe cataclysmique de l'amplitude de celle qui a exterminé les dinosaures, le genre humain continuera de progresser, et la capacité intellectuelle de nos descendants sera infiniment supérieure à la nôtre dans la mesure où ils seront amenés non seulement à concevoir des intelligences artificielles de plus en plus sophistiquées mais aussi à les maîtriser et les dominer.

Par une analyse sommaire j'ai apprécié l'intelligence sur cinq niveaux.

Le premier niveau est occupé par ce que je nomme l'intelligence réflexe. Son rôle est de mémoriser des séquences de gestes simples que nous sommes amenés à refaire souvent, permettre de les refaire sans avoir besoin d'y réfléchir au préalable, et de les restituer presque sans y penser. Je prendrai pour exemple l'ouverture de ma porte d'entrée avec ma clef. Si je devais réfléchir avant d'accomplir chacun des gestes de la séquence je mettrais plus de cinq minutes.

Le second niveau est l'intelligence opérative qui combine des processus réfléchis en vue de la réalisation d'objets matériels  et qui vérifie le résultat obtenu.

Le troisième niveau est celui de la capacité d'analyse qui réduit les problèmes en d'infimes parcelles afin de les mieux résoudre.

Le quatrième niveau est occupé par l'esprit de synthèse  qui étend le champ de la pensée et l'élève jusqu'à la  capacité de création par la confrontation et la combinaison de concepts et éventuellement de néoconcepts .

Le cinquième niveau est le domaine du symbole. S'il domine au niveau supérieur c'est parce qu'il intervient quand le concept ne suffit plus, quand il avoue son impuissance et que la pensée a besoin d'aller plus haut et plus loin. Le concept gravit l'Everest jusqu'à son sommet. Le symbole hume l'éther impalpable qui flotte au delà du toit du monde.

 

A la croisée des chemins j'ai rencontré Henri Bergson:

Que m'a-t-il dit?

« Il est présumable que sans le langage, l'intelligence aurait été rivée aux objets matériels qu'elle avait intérêt à considérer. Elle regardait à l'extérieur, mais ses yeux vont s'ouvrir sur un monde intérieur et le spectacle de ses propres opérations. Il y a des choses que l'intelligence seule peut chercher. Seule en effet elle s'inquiète de théorie. Et sa théorie voudrait tout embrasser, non seulement la matière brute, sur laquelle elle a naturellement prise, mais encore la vie et la pensée.

Avec quels moyens, quels instruments, quelle méthode enfin abordera-t-elle ces problèmes? Originellement elle est adaptée à la matière brute. Le langage même qui lui a permis d'étendre son champ d'opérations est fait pour désigner des choses et rien que des choses : c'est seulement parce que le mot est mobile, parce qu'il chemine d'une chose à une autre, que l'intelligence devait tôt ou tard le prendre en chemin, alors qu'il n'était posé sur rien, pour l'appliquer à un objet qui n'est pas une chose et qui, dissimulé jusque là, attendait le secours du mot pour passer de l'ombre à la lumière

Ainsi l'intelligence, même quand elle n'opère pas sur la matière brute, suit les habitudes qu'elle a contractées dans cette opération : elle applique des formes qui sont celles mêmes de la matière inorganisée. Elle est faite pour ce genre de travail. Elle devra donc, pour se penser distinctement et clairement elle-même, s'apercevoir sous forme de discontinuité. Les concepts sont extérieurs les uns aux autres, ainsi que les objets dans l'espace. Et ils ont la même stabilité que les objets, sur les modèles desquels ils ont été créés. Ils constituent, réunis, un monde intelligible qui ressemble par ses caractères essentiels au monde des solides, mais dont les éléments sont plus légers, plus diaphanes, plus faciles à manier pour l'intelligence que l'image pure et simple des choses; ils ne sont plus, en effet, la perception des choses, mais la représentation de l'acte par lequel l'intelligence se fixe sur elles.

Ce ne sont donc plus des images, mais des symboles. Notre logique est l'ensemble des règles qu'il faut suivre dans la manipulation des symboles.

 

. Comme ces symboles dérivent de la considération des solides, comme les règles de la composition de ces symboles entre eux ne font guère que traduire les rapports les plus généraux entre solides, notre logique triomphe dans la science qui prend    la solidité des corps pour objet, c'est à dire dans la géométrie. Logique et géométrie s'engendrent réciproquement l'une l'autre. C'est de l'extension d'une certaine géométrie naturelle, suggérée par les propriétés générales et immédiatement aperçues des solides, que la logique naturelle est sortie. C'est de cette logique naturelle, à son tour, qu'est sortie la géométrie scientifique, qui étend indéfiniment la connaissance des propriétés extérieures des solides. Géométrie et logique sont rigoureusement applicables à la matière. Elles sont là chez elles, elles peuvent marcher là toutes seules. Mais, en dehors de ce domaine, le raisonnement pur a besoin d'être surveillé par le bon sens, qui est tout autre chose. »

 

A mon sens, le symbole est l' inspirateur et le guide de l'action

Il met immédiatement au service de la réflexion et de la volonté d'agir les vertus qu'il incarne et véhicule sans qu'il soit besoin de rechercher d'autres motivations, d'autres directions ou d'autres paramètres.

 

Parce qu'il est le parangon des symboles dynamiques l'existence de Dieu est évidente.

 

Les symboles que chacun est en possibilité de choisir,     (préservant ainsi son  libre arbitre) doivent être parfaitement intégrés et devenir le pavement de la conscience pour ne pas être contraint de les nommer, de les analyser ou de s'y référer au moment de la décision qui devient alors immédiate dans la ligne de la sûreté du jugement.

A partir du moment où ils sont devenus les pierres de la fondation et le pavement de la conscience il n'est même pas urgent de s'en référer puisqu'ils réapparaîtront naturellement dans la considération du résultat.            Mais c’est aussi pourquoi, s’ils sont contestés ou caricaturés, la conscience pousse à la révolte.

Nous avons vu comment le symbole a pris la relève du concept et j'aimerais faire mention ici de ce que j'appelle les aphorismes symboliques qui contiennent plus de choses que tout un ouvrage philosophique. Pour l'exemple je cite Voltaire qui a écrit: Je ne conçois pas d’ horloge sans horloger.

Le symbole peut parfois n'être que représentatif et s'adresser à la mémoire.

Il peut être encyclopédique, condenser le savoir et mobiliser l'intelligence.

Il peut être affectif et créer une noble émotion.

Il peut être rassembleur et mobiliser les foules

Il peut être dynamique et engendrer l'action

Il peut être mobilisateur d'une pensée collective

Il peut être spéculation et s'imposer comme réalité.

Il peut être tout cela et bien d'autres choses encore . Impalpable, issu du néant, nourri d’aura, pérennisé et glorifié par la légende, il subjugue l’existant. Il peut être un moyen ou une fin, il peut être bon ou néfaste selon son emploi, sa destination ou son maître. Tous deux monothéistes, c’est le même symbole qui a engendré l’œuvre de Mère Térésa et l’action de Ben Laden.

                                             André Fréquelin

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 12:01

La question fondamentale est: Quand les religions monothéistes reconnaîtront-elles qu'il n'y a qu'un seul Dieu et pas quatre ou cinq? Et quand, au nom de ces quatre ou cinq images cesseront-elles de se massacrer entre elles et de massacrer les autres?

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:22

Le philosophe a dit  "le sport est le culte du développement physique au service de la santé mentale", mens sana in corpore sano, (un esprit sain dans un corps sain!) c'est une maxime de Juvénal.

C'est une éthique opposée à l'appétit de lucre et aux débordements dans les boîtes de nuit.

Le football est le premier sport des enfants. Je l'ai pratiqué à 6 ans sur le parcours de mon domicile à mon école et de mon école à mon domicile tous les jours de classe en dribblant dans une boîte de conserve.

Une activité aussi influente sur l'esprit et la formation des enfants doit être dirigée et pratiquée dans les hautes instances et les clubs, particulièrement par ceux qui opèrent dans les hauts niveaux par des personnes exemplaires.

La démesure de l'argent est la raison fondamentale (avec l'inculture) du dévoiement.

Nous sommes loin de la générosité de l'exemple! Alors pour corriger tout cela j'ai une suggestion à faire : L'immoralité de la démesure des salaires doit être corrigée. Il serait moral et utile qu'à la source, 50% de ces salaires exorbitants, soient prélevés et dirigés en direction des oeuvres au bénéfice de l'enfance.

Interrogez-vous. Croyez-vous sincèrement, au fond de vous-mêmes, que l'adresse qu'ils ont dans les pieds vaut cent fois plus que l'intelligence qu'a dans le cerveau un chercheur qui a trouvé un vaccin salvateur ? Devenons raisonnables et justes ! "Mens sana" reste la première donnée dans la maxime.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:06

L'ethnologie( ou anthropologie sociale et culturelle) est une science humaine qui relève de l'anthropologie et qui est connexe à la sociologie et dont l'objet est l'étude explicative et comparative de l'ensemble des caractères sociaux et culturels des groupes humains d'ethnie: "les plus manifestes comme les moins avoués". A l'aide de théories et de concepts qui lui sont propres, elle tente de parvenir à la formulation de la structure, du fonctionnement et de l'évolution des sociétés. Elle comporte notamment deux théories opposées, le fonctionnalisme de Bronislaw Malinowski et le structuralisme de Claude Lévi-Strauss.

Elle recouvre plusieurs disciplines: L'Anthropologie des religions, l'Anthropologie juridique, l'Anthropologie des techniques et de l'objet, l'Anthropologie du politique: elle étudie les formes étatiques des différents peuples du monde, l'Anthropologie de l'Art, l'Ethnomusicologie, l'Ethnobiologie, l'Ethnobotanique, l'Ethno chorégraphie: domaine qui s'attache principalement à l'étude du répertoire dansé des populations rurales, et plus particulièrement des peuples extra-européens.

 

L'ethnologie est une science, l'étude des civilisations et de leurs caractéristiques respectives et de leurs rapports appartient à la science, pas à la politique. Mais la politique a le devoir de considérer ses raisonnements et ses conclusions pour organiser la société. Une civilisation prend forme dans une population sur un territoire. Dans l'univers différentes civilisations se sont formées sur différents territoires. Civilisation et territoire ne vont pas l'un sans l'autre. L'interférence débouche soit sur l'assimilation consentie et profitable soit sur des conflits communautaires pérennes aux conséquences imprévisibles. L'idéal très lointain,ou peut être inaccessible, serait la synthèse universelle de toutes les civilisations.

L'assimilation n'est possible que par quantités limitées raisonnablement assimilables.

 

 

 

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:24

J'ai beaucoup lu.

Quand j'étais adolescent je me suis, bien entendu, distrait par la lecture de la "Série Noire", mais cette lecture n'a eu pour effets que de passer des bons moments. Mais heureusement je lisais aussi des auteurs plus formateurs. 

Le premier auteur qui m'a influencé est Voltaire. Par son style en premier, pour sa fluidité, sa clarté, sa pureté, son exactitude que je n'ai jamais retrouvées ailleurs et sa vision de la société. 

Le deuxième est Edmond Rostand pour son style et l'agrément de sa lecture mais aussi pour ses envolées, son panache et son romantisme.

Le troisième est un philosophe plus moderne Bergson. Parce que c'est de la philosophie poétique. Son style, très personnel inspire la pensée par un panorama de teintes à la fois pastel et éblouissantes qui me laisse en mémoire, au-delà des raisonnements philosophiques et des mots, la vision d'un tableau coloré d'un maître romantique. 

Ces trois là ne sont pas les seuls à qui je dois l'enchaînement de mes idées; devenu adulte j'ai recherché des pensées plus récentes en relation avec la société moderne mais ils sont, malgré tout, les principaux inspirateurs de la couleur de mes propos.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 14:53

Ma vie entraînée dans un courant d'actions ne m'a laissé que peu de moments de répit pour me plonger souvent dans la réflexion des autres. Philosopher et l'action sont peu compatibles.

Je viens d'entendre Edgar Morin, responsable au CNRS, philosophe, exposer succinctement ses idées et ses réflexions sur notre société et notre monde.

J'ai rarement entendu des propos comparables et je regrette de ne l'avoir jamais lu. C'est une omission que je dois réparer. J'ai rarement entendu un philosophe moderne faire l'analyse de notre société avec autant de clairvoyance, de réalisme, et de simplicité.

Je vais réparer rapidement cette lacune dans le mécano de ma pensée.

Par ailleurs, nous avons des points communs : Le même âge, l'engagement dans la résistance, dans la guerre et la recherche de l'équilibre de notre société dans une sérénité planétaire.

C'est un grand esprit imbu de tolérance, de clairvoyance et d'altruisme éclairé.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:42

L'honnêteté intellectuelle n'est pas innée et n'est pas donnée à tout le monde.

Elle s'acquiert.

Je ne l'ai découverte qu'après avoir lu Descartes et le Discours de la Méthode.

Et je ne suis pas encore certain de l'avoir atteinte. Je m'oblige à réviser mes jugements à l'aune de mes nouvelles connaissances, de mes nouvelles expériences et de l'expérience des autres. Se remettre en question est le devoir permanent de l'honnête homme au sens qui était donné à ces deux mots au 17ème siècle.

Personne ne dispose de la sagesse infuse et beaucoup d'affirmations confinent au jugement téméraire ou à l'intérêt égoïste. Que sais-je? La réponse est toujours indéfinie?

Alors avant de décider il faut appliquer une méthode de raisonnement qui commence par ces mots: Pourquoi, où, quand, comment, avec quels moyens, avec qui, pour quel objectif, quelles seront les conséquences? Positives? Négatives? Dangereuses? On peut ajouter quelques interrogations supplémentaires selon les cas dont la première est la nécessité et la faisabilité de l'intention.

Chacune de ces questions exige une réponse sincère.

Quand on a une position qui vous donne la possibilité d'intervenir, en bien ou au détriment d'autrui, pour agir en conscience, avant chaque prise de décision, il faut se poser toutes ces questions avec sincérité et en sachant se garantir d'influences néfastes ou de spéciosité.

C'est cette formation de l'esprit qui caractérise l'honnête homme au sens noble du terme.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 21:10

La raison et la déraison

 

Le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas.

Mais dans ces raisons il y a de l'altruisme et de la tolérance.

L'avidité a des raisons que la raison ne connaît pas.

Dans ces raisons il n'y a rien de bon.

Dans les remous de nos sociétés  il y a plus de déraison que de raison.

Plus d'avidité égoïste que d'élan du cœur.

Plus de haine que de bon sens.

Plus d'ostracisme que d'altruisme.

Plus d'aventurisme que de précautions.

Plus de témérités sauvages que de sagesse.

Qui veut la fin veut les moyens.

Il y a plus de critiques que de respect.

Plus de cruauté que de tolérance.

Rousseau a affirmé que"L'homme naît naturellement bon, la société le déprave".

Je ne sais pas s'il naît bon, mais je sais que la société aggrave ses penchants.

Il y a deux philosophies:

La philosophie telle qu'on l'apprend

La philosophie telle qu'on la vit.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:19

 

                                          Les pros et les antis

Les pros et les antis posent un problème psychanalytique permanent.

Quand ils s'affrontent dans des échanges philosophiques il peut en résulter une nouvelle thèse qui se rapproche de la sagesse mais elle donne rapidement naissance à une antithèse et la controverse reprend.

Mais quand les propos prennent une coloration passionnelle il n'y a pas l'apparition d'une nouvelle thèse mais des positions inconciliables et des affrontements politiques.

Que devient la raison dans tout cela? Elle est dépassée, reléguée et accusée!

La suite est purement passionnelle puis souvent tragique. Prenons un exemple: Les marxistes et les antimarxistes étaient à l'origine des philosophes et des sociologues qui débattaient des idées. L'extension passionnelle a abouti à des révolutions sanglantes dont il reste peu de choses.

Et l'antisémitisme? Et tout les anti quelque chose? Et tous les pros quelque chose passionnés dont la passion non mesurée engendre les anti autre chose? Quand on quitte la raison ou la tempérance tout est possible!

Je sais bien qu'en toute chose l'oecuménisme est une vue de l'esprit réservée aux purs esprits, mais on peut rêver qu'un jour un souffle angélique transfigure l'humanité!

 

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