Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 08:28

La vérité? Vous avez dit la vérité? Mais laquelle? La vérité révèlée? La vérité des scientifiques? La vérité médicale? La vérité des politiques? La vérité des négociants? La vérité de bon aloi? La vérité des convenances? La vérité objective? La vérité subjective? La vérité des séducteurs? La vérité parlée? La vérité écrite? La vérité des mots? La vérité des intentions? La vérité enseignée? La vérité des prosélytes? Etc.

La vérité a des formes, des teintes, des interprétations innombrables! Chacun prend la sienne. Et alors elle devient une opinion. Il n'y a rien de plus trompeur qu'une vérité intégrée sans analyse. D'autant plus qu'elle peut parfois être proférée par un homme sincère.

Les champions de la vérité spécieuse préméditée ont toujours été les politiques et seront toujours les politiques avides de pouvoir ou d'avantages!

Tout ce que je viens d'écrire n'est pas un axiome et comme toute affirmation doit être confronté à l'esprit critique…c'est Descartes qui a mis le doute en posture première!

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:29

La religion est un élan et une attente passionnels. Ils sont inscrits au plus profond de l'être sensible. Elle a besoin de prophètes et de guides spirituels qui nourrissent les gênes au-delà des générations.

Je suis chrétien issu de famille chrétienne. Je suis aussi républicain et laïc. Il n'y a pas incompatibilité, les guides spirituels assumant leur rôle de gardiens de la conscience universelle en orientant sagement son évolution.

Il y a grand danger à partir du moment où des chefs dits spirituels sont dévoyés par le désir temporel de domination en agissant pour investir l'univers et en induisant des procédés belliqueux d'expansion. Ils entraînent des forces de foi, situées au-dessus de la raison, sans transition, dans la déraison.

Ils ne peuvent aboutir qu'à des catastrophes infernales qu'ils ne contrôleront pas.  

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 12:38

Ne cherchez pas ces deux mots dans le dictionnaire: Ils n'existent pas.

Ce sont des néologismes dont j'ai ressenti la nécessité.

Je sais bien qu'existent les termes positivisme et négativisme mais ce sont des philosophies et les positivistes et négativistes leurs adeptes.

Mes deux néologismes sont des adjectifs ou des substantifs qui ont une application directe.

Le positiste avance tandis que le négatiste stagne puis recule.

Le positiste va vers le mieux, le négatiste vers le médiocre.

Le positiste ajoute le négatiste retranche.

Le positiste construit le négatiste détruit.

Le positiste fait le durable le négatiste le précaire.

J'ai donc ajouté ces mots à mon vocabulaire personnel.

Je n'ai pas la prétention de penser qu'ils entreront dans le dictionnaire de l'Académie Française. Mais ils me sont utiles pour m'exprimer clairement.

Ils seront pour moi le symbole antinomique de l'année 2011.

 

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 07:47

 

Réflexions.

Nos sociétés dites démocratiques (ou non) sont en fait soumises à des puissances immergées qui luttent entre elles ou nouent des ententes secrètes pour conserver et exercer un pouvoir qui parce qu'on le nomme démocratique est sensé appartenir au peuple. C'est bien entendu un trompe l'oeil et un trompe conscience.

Mais avoir compris un état de fait n'est pas le modifier ou l'améliorer.

C'est d'ailleurs impossible parce que la conscience universelle n'est pas une sculpture qui traverse les siècles mais un magma en permanente ébullition.

Il faudrait donc se soumettre ou ne pas être ou entrer dans le jeu?

Qui tracera une nouvelle voie noble et sincère à prendre pour travailler à la vie bonne?

Là est la question? Elle est fondamentale! Mais a-t-elle une réponse dans notre monde?

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:09

La bataille du troisième  millénaire

(Philosophie)

Les événements m’ont amené à réfléchir sur la tolérance. Je me permets de vous livrer cette citation de Voltaire :

« Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature.

Qu’à la bourse d’Amsterdam, de Londres, ou de Surate, ou de Bassora, le guèbre, le banian, le juif, le mahométan, le déicole chinois, le bramin, le chrétien grec, le chrétien romain, le chrétien protestant, le chrétien quaker trafiquent ensemble : ils ne lèveront pas le poignard les uns sur les autres pour gagner des âmes à leur religion. Pourquoi nous sommes nous égorgés presque sans interruption depuis le  premier concile de Nicée ? »  

J’ajouterai que «  ramenée à son inspiration essentielle, la tolérance voltairienne dépasse les droits  de la « conscience errante » selon Bayle : elle procède d’un sentiment vif de l’universalité ; elle vise à rejoindre, par delà les diversités de race, de religion, de civilisation, la « loi naturelle », conçue comme  le fonds commun de l’humanité. Leçon plus opportune encore en notre temps ; car, si depuis Voltaire le progrès a rétréci le globe, les hommes demeurent cloisonnés par des barrières que nécessairement l’avenir abattra. »

A la suite de cette citation, et de ce commentaire,  j’ajouterai que l’intolérance est le premier pas vers le fanatisme qui conduit à toutes les horreurs par le fait de manipulateurs cyniques qui fabriquent des martyrs en les persuadant que leur sacrifice leur vaudra des délices éternelles dans l’au-delà et qui les utilisent dans des faits de guerres subversives qu’ils fomentent pour leur propre profit, pour la réalisation d’un idéal révolutionnaire, ou pour la satisfaction de leurs folies meurtrières. Notre espace démocratique, qui n’y croyait pas, était mal préparé, ou n’était même pas préparé du tout pour lutter contre les attaques subversives dont la stratégie a été élaborée par Mao Tsé -Toung et qui a été améliorée et diversifiée par d’autres après lui. Souvenons nous du précepte de Mao qu’il nous faut méditer pour élaborer une stratégie défensive.

La conduite de cette forme de lutte suppose que les combattants révolutionnaires disposent de milieux favorables dans lesquels ils peuvent se fondre et évoluer comme un poisson dans l’eau C’est à nous qu’il appartient de faire en sorte que ces milieux ne leur soient plus favorable.

 

Les récents évènements  m’ont amené à réfléchir sur la Tolérance au quotidien.

Plus la cité est petite,  plus grande doit être la tolérance.

C’est pourquoi je préconise la bonne foi, l’entretien, la discussion, la concertation, les concessions réciproques et le compromis.

Un homme qui a reçu démocratiquement un pouvoir (toujours provisoire) n’a pas le droit moral d’imposer magistralement en vertu de ce pouvoir qui étant démocratique n’a rien d’absolu. Il a encore moins le droit moral de travestir les réalités pour masquer la finalité.

"Donnez une parcelle de pouvoir à un petit esprit et vous en ferez un tyranneau"

 Dans l'exercice de mes différents commandements, quand j'avais à désigner des responsables qui auraient à exercer une autorité j'ai toujours veillé à nommer des personnes dont j'avais pû éprouver l'ouverture d'esprit, la tolérance, le respect d'autrui et bien sûr l'honnêteté intellectuelle.

Plus le pouvoir est proche de celui sur lequel il s'applique et plus le tyranneau est exaspérant et néfaste.

Réfléchissez bien à ma recommandation avant de conférer votre confiance.

                                  ;  

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 19:03

Comme Rome et Athènes qui après avoir rayonné sur le monde entrèrent dans une décadence irréversible, la France qui eut ses siècles de gloire est sur le chemin qui descend et le premier parcours est effectué.

Cela n'a pas commencé hier.

L'amorce de cette décadence a commencé à la fin du 19 ème siècle, s'est accentuée au début du 20ème, s'est confirmée au début des années trente, 1936-1938 furent des marqueurs importants, 1940 fut une débâcle générale et un total abandon des valeurs, 1945 fut un sursaut honorable aidé par un appétit de reconstruction suivi par l'illusion de quelques embellies économiques, puis 1968 fut un autre marqueur de la décadence accentuée par la recherche de la "Dolce vita" et le dévoiement de l'éducation par une génération nouvelle vague d'enseignants aux longs cheveux, vêtus d'un jean déchiré aux genoux, qui se faisaient tutoyer par leurs élèves.

Puis il y eut l'arrivée en masse d'une population analphabète, attirée par l'idée d'un paradis de liberté et d'opulence, qui a constitué une nouvelle classe lentement et difficilement intégrable avec ses propres coutumes, ses propres aspirations, son propre idéal, la nostalgie des ses sources et finalement son désir de vivre sa propre civilisation sur le territoire d'une autre.

Les effets de ces antinomies seront palpables longtemps et sont le problème majeur à résoudre

impérativement et prioritairement pour échapper à des conséquences inéluctables.

Les classes sociales ont évolué et on constate une nouvelle répartition de l'éventail des ressources qui s'étend de 1 à 500.

La mondialisation a précipité la descente par les jeux immoraux de la finance et la remontée n'est pas incluse dans les résolutions d'une classe politique qui a perdu le sens de la grandeur qui seul peut faire des miracles.

Cette perte d'idéal est remplacée par l'esprit de lucre qu'on retrouve à tous les niveaux.

Mais consolez-vous : on peut vivre très heureux dans la décadence, on jouit sans remords des plaisirs de la vie jusqu'à l'épuisement des moyens matériels. Il y en a encore un petit peu!

Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls : voyez la Grèce et quelques autres. Mais nous sommes les plus insouciants, les plus amoraux, et les plus prétentieux des donneurs de leçons.

Et nous vivrons heureux jusqu'à l'asservissement qui ne se fera pas par les armes conventionnelles mais par les armes nouvelles qui sont, entre autres, les grandes manœuvres opérationnelles financières et les transferts de puissance économique.

A moins qu'apparaisse une grande silhouette historique avec le verbe qui entraîne, l'exemple qui galvanise et que nous soyons prêts à l'écouter en nous abstenant de le renvoyer prématurément dans un nouveau Colombey les deux Eglises.

Mais en étudiant les trombinoscopes qui nous sont proposés ou imposés je n'en vois pas.

 

P.S. Quand je relis ces lignes je pense que quand je les ai écrites je devais être dans une humeur noire et qu'il convient de les tempérer. Une grande fraction de notre jeunesse est d'une qualité exceptionnelle et c'est sur elle qu'il faut fonder nos espoirs.

Mais il y aura des efforts et des larmes.

  

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 11:57

La Mondialisation est ressentie par les Français comme une invasion permanente de leur espace de vie, un pillage organisé de la base de l'économie et plus particulièrement de leurs emplois : on leur vole leur travail et on aggrave leurs conditions de vie, on complique leurs rapports avec la nature. Ils considèrent que l'actuelle organisation de l'Europe ne les protège pas mais au contraire aggrave les phénomènes.

Tout naturellement ils aspirent à se fortifier à l'intérieur de leur territoire historique mais à rester présents géographiquement et politiquement dans le monde grâce à l'organisation et au rayonnement de leurs territoires d'outremer.

Cette aspiration est-elle légitime, justifiée et possible?

Plus pragmatiques que nous c'est ce qu'ont fait les Anglais. Ils ont conservé leur monnaie, une certaine autonomie, et ne sont finalement qu'associés à l'Europe.

L'Allemagne en cultivant son attitude de fausse humilité a réalisé son rêve de leader de l'Europe en développant sa propre économie.

Alors je ne peux pas me prononcer, mais si je ressens que cette aspiration d'Europe est fondée, ses racines sont plantées mais récentes et peu profondes. Et la tendance dubitative des Français a été  illustrée par le vote du peuple contre le dernier traité.

Mon sentiment est que le stade de la grande alliance  actuelle est la base d'une intégration globale qui ne peut progresser qu'en intensifiant un brassage des populations par l'ouverture géographique des emplois, des implantations, et la pratique généralisée des principales langues usuelles  pour déboucher sur  une osmose économique ethnique et culturelle qui engendrerait le plaisir de vivre ensemble. Cela nécessitera encore beaucoup de travail de sueur et de larmes.

C'est à mon sens l'affaire de plusieurs générations. A condition que le déroulement de l'histoire mondiale le permette. Et cela, si j'ose dire, c'est une autre histoire.

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:14

Les utopistes bâtissent sur le sable.

Les décadents bâtissent dans la boue.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 15:00

 

Mentor, ami du roi Ulysse, s'est vu confier par celui-ci l'éducation de son fils Télémaque qu'il guida dans ses choix par ses conseils. Il en fut le précepteur.

Mentor, c'est comme cela qu'on désigne aujourd'hui un conseiller d'une grande sagesse qui guide à travers les arcanes du pouvoir ou de la philosophie un disciple doué.

La réussite positive en politique dépend souvent de la présence d'un mentor sage, honnête et désintéressé, c'est rare.

Des personnalités hors normes portées par les circonstances se suffisent à elles mêmes et leur pouvoir s'impose comme une évidence. Ce fut le cas du Général de Gaulle.

Mais il y a aussi des personnages, infiniment plus nombreux, vénaux, manœuvriers, spécieux, qui par ruse et roueries mettent en place des hommes de paille pour faire aboutir leurs desseins secrets.

Ce sont les mauvais génies. L'image négative des mentors.

Ils créent des fausses réussites éphémères et néfastes.

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 16:34

         …de ma bible personnelle

 

Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,

Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc

Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,

Grimper par ruse au lieu de s'élever par force?

Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,

Des vers aux financiers? Se changer en bouffon

Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,

Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre?

Non,  merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud?

Avoir un ventre usé par la marche? Une peau

Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale?

Exécuter des tours de souplesse dorsale?

Non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou

Cependant que de l'autre, on arrose le chou,

Et donneur de séné par désir de rhubarbe,

Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe?

Non, merci. Se pousser de giron en giron,

Devenir un petit grand homme dans un rond,

Et, naviguer, avec des madrigaux pour rames

Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames?

Non, merci. Chez le bon éditeur de Sercy

Faire éditer des vers en payant? Non, merci.

S'aller faire nommer pape par les conciles

Que dans les cabarets tiennent des imbéciles?

Non, merci. Travailler à se construire un nom

Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres? Non,

Merci. Ne découvrir du talent qu'aux mazettes?

Etre terrorisé par de vagues gazettes,

Et se dire sans cesse:"Oh, pourvu que je sois

Dans les petits papiers du Mercure François?"

Non, merci. Calculer, avoir peur, être blême,

Préférer faire une visite qu'un poème,

Rédiger des placets, se faire présenter?

Non merci! Non merci! Non merci! Mais… chanter,

Rêver, rire, passer, être seul, être libre,

Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,

Mettre quand il vous plait, son feutre de travers,

Pour un oui, pour un non, se battre, ou faire un vers!

Travailler sans souci de gloire ou de fortune,

A tel voyage, auquel on pense, dans la lune!

N'écrire rien qui de soi ne sortit,

Et modeste d'ailleurs, se dire: mon petit,

Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles!

Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,

Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,

Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul!

 

Cette tirade que j'aurais pu écrire

Je ne l'ai pas écrite, sans besoin de le dire

Vous le saviez déjà. Ces vers c'est à Rostand

Que j'en ai fait l'emprunt et j'en suis fort content.

J'en ai fait c'est visible

Un verset de ma bible.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Malesherbes-union
  • : Ce blog a été créé par un résistant authentique qui réfléchit sur les problèmes actuels et travaille pour améliorer la gestion locale et faire avancer les idées sur les questions économiques générales.
  • Contact

Recherche

Liens