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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 16:09

La guerre larvée ou plus exactement la guerre subversive a pour objectif non pas la conquête d'un territoire par les armes mais la conquête des esprits pour affaiblir un pouvoir qui, à la fin d'un processus, tombera comme un fruit mûr. Les actions brutales n'apparaissent que lors d'une deuxième ou d'une troisième phase.

Les massacres horribles de chrétiens d'Egypte, d'Irak et d'ailleurs font-ils partie d'une deuxième, d'une troisième phase ou d'une stratégie encore plus complexe et plus étendue? C'est cette dernière hypothèse qui est la plus plausible.

Nous avons en France un terrain de choix pour tenter les stratèges de la subversion, ce sont les quartiers interdits et les cités difficiles où ils sont comme des poissons dans l'eau. Il y a déjà des armes de guerre et des petits soldats potentiels prêts à en découdre.

Pour la sécurité de notre nation le devoir de nos dirigeants, (ils l'ont peut-être déjà fait), est d'en prendre très sérieusement conscience, de ne pas masquer le problème et d'agir.

Nos services de sécurité intérieure doivent être fortement organisés pour y faire face, aucun quartier ne doit être interdit, le renseignement doit être permanent par l'investissement du milieu, (certains de nos agents doivent s'y trouver eux-mêmes comme des poissons dans l'eau) pour que les éléments subversifs soient identifiés et neutralisés.

Il faut étouffer cette subversion avant qu'elle ne devienne ce que naguère on nommait la Cinquième Colonne ou le Cheval de Troie.

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:57

J'ai entrepris de raconter quelques scènes de guerre.

Ce dont on parle le mieux c'est de ce qu'on a vécu.

Mais on doit se poser la question: Peut-on en tirer des enseignements?

Je pense que non.

Mais un récit vécu présente une valeur de souvenir pour ceux qui vous ont connu, parfois apprécié et peut être aimé.

Je ne fais plus la guerre, mais je n'ai pas cessé sinon de combattre néanmoins de lutter.

J'ai encore deux actions sur le chantier: Empêcher un lotissement sur un marais et sauvegarder la réserve d'un cimetière.

Ce seront mes deux derniers combats. Je n'en recherche ni gloire ni profit.

Je sais même qu'en raison de la composition et des méthodes des forces en présence le péril est grand. Mais on ne se refait pas.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 15:56

On pouvait croire que la bombe atomique serait une telle dissuasion que toute guerre était dorénavant impossible.

C'est un espoir naïf!

Il y aura toujours des idéologies en marche et des fous de pouvoir!

Il y a une sorte de guerre qui ne dit pas son nom et dont on découvre qu'on en est la cible quand il est trop tard et qu'elle se dévoile par des opérations spectaculaires et brutales qui sont l'aboutissement de multiples actions secrètes qui ont pour objectif la conquête des esprits avant celle d'un territoire.

C'est la guerre subversive.

Elle commence par le travail des milieux les plus vulnérables.

Nous savons où se situe l'origine de ces actions, les vecteurs qui les portent et les milieux qui en sont la cible préférentielle.

La première action antisubversive consiste à pénétrer ces milieux, y infiltrer des agents qui rapportent les renseignements et détectent les éléments ennemis pour ensuite les neutraliser.

Mais en même temps il faut développer des opérations d'information des populations pour obtenir leur rejet de l'idéologie subversive et leur concours pour la refouler.

La tâche se complique quand on a chaque année l'installation de 100.000 entrants nouveaux.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:07

Philippe Séguin est mort.

Nous venons de perdre un homme de fort caractère qui a jusqu'au bout vécu les vraies valeurs du Gaullisme au moment où la droite a commencé de s'en écarter.

Il a poursuivi jusqu'au bout son engagement dans les valeurs de la Résistance qui ne sont ni à droite ni à gauche mais pour la France.

Je salue l'homme, je salue son action et son idéal.

Adieu Compagnon. Vive la France ! 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:10

Par l'article "Seul" j'ai lancé un appel pour faire la connaissance des Résistants de 1940 qui demeureraient à Malesherbes ou dans ses environs immédiats.

J'ai demandé à la Sous-préfecture de me fournir les renseignements qu'elle possédait.

Ces deux démarches n'ont eu aucun résultat.

Je serais donc le seul représentant de la Résistance dans les environs immédiats.

Mais nous étions déjà presque seuls pour affronter le pouvoir collaborateur de Vichy et ses réseaux.

Pour des raisons de sécurité, nous avions tous un surnom. Le mien était Robin Desbois.

Dorénavant, c'est avec ce surnom que je signerai mes articles dans mon blog.

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 13:38

                                                                  

Depuis près de quarante ans que je vis à Malesherbes j'ai, à l'occasion de mes rencontres et de mes conversations, cherché à connaître et à rencontrer des Résistants de 1940.

Je n'en ai pas trouvé.

J'ai demandé à la Sous-préfecture des informations, je n'ai pas encore de réponse positive.

(Ce qui a déterminé mes démarches est l'annonce de la mort du dernier Poilu de la Guerre de 1914 avant la commémoration, le 11 Novembre, de l'Armistice de 1918)

Pourtant, s'il en existe, j'aimerais que nous fassions connaissance, que nous évoquions le souvenir de nos compagnons qui se sont sacrifiés pour leur idéal, et que nous trinquions pour la pérennité des valeurs que nous avons portées.

Alors cet article est un appel à mes compagnons inconnus de Malesherbes et de ses environs pour qu'ils se manifestent.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 07:17

Témoignage

 

 

 En 1940 la France  a perdu une grande bataille. La déroute a eu pour conséquence l’occupation de son territoire par une armée orgueilleuse, dominatrice, méprisante qui a implanté des Kommandanturs et qui a imposé sa loi avec le concours d’une police politique, la Gestapo, présente partout, une Propaganda Stafel qui conditionnait les esprits. Cette armée maintenait un ordre apparent par la terreur, les tortures, les déportations de patriotes, les exécutions sommaires qui étaient portées à la connaissance de la population par voie d’affiches. En raison d’un million de prisonniers de guerre détenus en Allemagne,  presque un pour quatre foyers, en 1940 le Maréchal Pétain fut pendant un temps court considéré par les Français  comme la personne qui, sur place, serait capable de sauvegarder ce qui pouvait l’être tandis que,  dans le même temps, le Général De GAULLE apportait de loin un espoir positif pour la libération .

Mais Vichy et sa déviance collaborationniste ne furent jamais la France.

Sa légitimité ne fut jamais considérée par les Français comme acquise seul lui fut prêté un rôle d’amortisseur plus ou moins efficace et plus ou moins fiable entre la cruauté du pouvoir d’occupation et eux mêmes pendant un premier temps pour être complètement réprouvé par la suite.

La Collaboration ne fut exercée que par un petit nombre de politiciens ambitieux et sans scrupule, de fonctionnaires zélés, d'affairistes mangeant à tous les râteliers, et de quelques journalistes dévoyés.

La grande majorité des Français l’a subie et s’en est insurgée.

La France c’était ces millions de Français qui écoutaient la radio de Londres, qui savaient que «Radio Paris ment »  et subissaient une occupation contre laquelle ils étaient désarmés. La France c’étaient les réfractaires au STO, ceux qui les aidaient, les cachaient, rassemblaient des armes, fabriquaient des faux papiers, évitaient le contact avec les autorités , ne déféraient pas aux convocations de la gendarmerie et fuyaient les recherches. La grande majorité des Français, donc la France, attendait en essayant d’être utile, une libération qui ne pouvait s’amorcer que de l’extérieur.

Dès que cela fut possible les maquis se sont formés, les sabotages ont commencé, les renseignements ont circulé, et les conditions de la libération organisées.

C’était cela la France profonde et je n’admets pas qu’une tendance révisionniste jette le trouble dans les esprits en confondant la France qui n’a jamais accepté un sort contraire avec une poignée de politiciens tarés et de fonctionnaires trop zélés.

André Fréquelin

Sergent au maquis Liberté

Lieutenant Colonel de réserve

Chevalier de l ’ Ordre National du Mérite    

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:49

                                                          

                                       

 

En 1940, j'avais 18 ans.

J'avais été élevé dans le respect des valeurs républicaines et patriotiques par un père qui avait fait la guerre mondiale de 14/18, et qui avait connu les tranchées. Le catéchisme m'avait été enseigné par l'abbé de Broissia qui était un saint homme d'une valeur extraordinaire, et j'avais bénéficié a l'école primaire de l'enseignement d'un maître, Monsieur Noirot, tout aussi extraordinaire, laïque et patriote qui a amené à la réussite une classe de 35 élèves, qui à dix ans,  possédaient parfaitement toutes les connaissances de base.

Grâce à mes mentors, j'avais une certaine idée de la France.

Cette éducation, et mon tempérament, ont fait que j'ai réalisé mon premier acte de résistance dès 1940 par la constitution d'un dépôt d'armes qui a eu son utilité par la suite. Je n'ai pas l'intention de vous raconter aujourd'hui mes campagnes dans la Résistance et dans la Première Armée qui ont duré sept ans, mais de vous parler du climat pendant l'occupation.

Vous avez tous lu des récits concernant cette époque.

Vous savez que les résistants, clandestins par définition, circulaient avec des faux papiers, que souvent, comme moi, ils s'étaient confectionnés eux-mêmes. Avec ces papiers il nous était possible de circuler et de tromper les contrôles des patrouilles allemandes généralement superficiels. Ces papiers n'auraient pas résisté à des contrôles plus sérieux.

Il y avait un autre danger plus grave qui était la possibilité d'être dénoncé par ceux qu'on appelait les "collabos'.

Le nombre des résistants ne dépassait pas 1% de la population alors que les collabos étaient trente fois plus nombreux. Ils n'hésitaient pas à dénoncer les résistants à la police allemande et à les arrêter eux-mêmes quand ils étaient miliciens avec les conséquences que l'on connaît.

Il était donc impossible de côtoyer ou de traverser des milieux collabos sans ressentir un sentiment de malaise et d'insécurité.

Toute proportion gardée, il existe des milieux qui prétendent bizarrement se référer du Général de Gaulle, qu'un résistant qui a conservé ses valeurs ne peut pas traverser sans ressentir une sensation de même nature qui se traduit par un malaise malsain. Pourquoi?

 

 

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 16:27

Quand j'étais un jeune résistant réfractaire, pas encore intégré dans un maquis, j'étais obligé de côtoyer des milieux collabos, admirateurs des occupants et prêts à dénoncer ceux qu'ils appelaient des terroristes.

J'éprouvais une sensation permanente d'insécurité et je devais prendre garde à moi.

Il y a des milieux où on se sent mal à l'aise parce qu'on perçoit la fausseté des relations et qu'on ne peut en recevoir que des désagréments.

Je n'affronte pas des dangers aussi graves que pendant l'occupation, mais le climat glauque provient de milieux similaires.

J'étais à l'époque beaucoup plus en sécurité avec les jeunes communistes dont je ne partageais pas les idées mais qui combattaient avec moi.

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